Embellir le monde

Replay du direct du mardi 06 septembre 2022

Où il est question d'embellir le monde en commençant à créer dés aujourd'hui le Nouveau Monde.

Les directs ont lieu chaque premier mardi du mois de 20h à 20h30 sur le canal Telegram La Minute Spirituelle.

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Transcription :

"Bonjour à tous,
Bienvenue dans cette première diffusion en direct de la Minute Spirituelle, et il y aura maintenant un direct tous les premiers mardi du mois. Je suis content de démarrer cette nouvelle expérience. La Minute Spirituelle existe depuis le 17 juillet de cette année. L'idée m'en est venue parce que j'ai constaté autour de moi une sorte de, à la fois de désespérance et de révolte, face à une situation difficile, que nous vivons depuis deux ans passés maintenant, suite à la crise du covid.
Et étant donné que je suis thérapeute, j'ai eu des personnes qui m'ont appelé et qui m'ont fait part de leur désarroi, et également de leurs difficultés financières. Donc l'idée m'est venue de préparer des programmes sur internet, afin d'accompagner les personnes qui en avaient le besoin, à un coût plus abordable. Et le premier de ces programmes donc, qui a démarré en juillet, c'est la Minute Spirituelle, qui est un programme gratuit, et ceux qui me suivent ont déjà pu écouter une trentaine de vidéos journalières.

Voilà, ensuite j'ai décidé de faire un direct par mois, pour pouvoir aller un petit peu plus loin dans la réflexion. Donc voilà comment va se dérouler ce direct, qui est par ailleurs enregistré, et qui pourra être vu en replay, par ceux qui sont absents et qui n'auront pas pu être présents durant le direct, je vais parler pendant environ un quart d'heure, vingt minutes, et ensuite si vous le souhaitez il y aura un temps d'échange. Vous pourrez demander la parole, il y a une petite main sous votre profil, qui permet de demander la parole et je distribuerai la parole à ceux qui le souhaitent.

J'ai choisi comme thème de ce premier direct, "Embellir le monde" ou comment nous pouvons dés aujourd'hui participer à apporter dans ce monde plus de beauté et plus de bonheur. En effet, je constate, après ces deux années très difficiles, une augmentation des dépressions, une augmentation de la souffrance et de l'appauvrissement des populations et je me suis dit qu'il était de mon devoir d'apporter mon écot, pour essayer d'accompagner et d'aider les personnes qui sont en souffrance, et qui s'interrogent sur ce qui est en train de se passer.

En fait ce qui est en train de se passer, pour moi, c'est la fin de l'Ancien Monde.
Nous avons vécu depuis très longtemps, depuis la naissance des églises, dans un système qui est pyramidal, où certains ont le savoir, le pouvoir, et où les autres doivent suivre et croire ce qu'on leur dit et accomplir ce qu'on attend d'eux d'un point de vue social. Il se trouve que les deux années qui viennent de s'écouler ont mis en doute plus que jamais ce modèle, puisqu’on constate que de plus en plus de personnes n'ont plus confiance dans les directives qui leur sont données par les officiels, et s'est levé également beaucoup de colère face à un certain nombre de décisions.
Cette situation a commencé à l'époque des gilets jaunes, qui se révoltaient contre l'imposition qu'il leur était fait de payer une taxe par rapport à la pollution. Cette révolte a été réprimée assez durement, derrière est arrivée la crise du covid, avec les limitations de liberté que l'on connaît, et il y a vraisemblablement toute une partie de la population qui doute profondément de la possibilité que ce modèle de société puisse continuer et puisse apporter le bonheur aux êtres humains.

Et en effet nous assistons donc à la fin d'un Ancien Monde, et un Nouveau Monde est en train de naître, un Nouveau Monde où les personnes ont envie de retrouver leur souveraineté, leur capacité de décider de leur propre vie, et de préserver leur qualité de vie. Malheureusement très souvent cela s'accompagne d'une grande colère et d'une espèce d'inquiétude. Or je pense que pour arriver à accoucher d'un Nouveau Monde, il est absolument indispensable de pouvoir retrouver une sérénité et une paix intérieure, qui nous permettent de réfléchir posément, et de nous engager posément dans des actions nouvelles.
On a constaté, particulièrement avec le covid, que les gens avaient très très peur de ce qu'il se passait qu'ils ne comprenaient pas, que les gens, qui refusaient les directives du gouvernement, étaient souvent dans une très grande colère, et on a vu des excès des deux côtés, à la fois du côté des positions officielles, qui ont été parfois très dures, et à la fois du côté des personnes qui souhaitaient d'autres directives et un autre traitement pour cette épidémie. Cette colère nous empêche en réalité de nous reconnecter à nous-mêmes, parce que pour nous reconnecter à nous-mêmes, il est nécessaire de garder son calme, de retrouver une paix intérieure.
Les principaux obstacles sont donc, à mon sens, cette colère, cette peur, qu'il nous faut combattre, en essayant de trouver un chemin d'apaisement et de sérénité. C'est pour cela que je proposerai prochainement d'ailleurs un programme, qui s'appelle la Pause Méditation, qui permettra à ceux qui le souhaitent d'entrer dans une pratique de méditation régulière. Et donc il est important de pouvoir progressivement prendre du recul, réfléchir à la situation calmement, et surtout reprendre confiance en soi et en les possibilités de retrouver un chemin de bonheur pour nos sociétés, pour l'humanité.

En effet je constate fréquemment une grande désespérance. J'étais ce week-end à Lille à la braderie de Lille. C'est un événement où énormément de gens se pressent, des centaines de milliers de personnes j'imagine, se pressent dans les rues. J'ai eu l'occasion très fréquemment d'interpeller les personnes, sur leur façon de comprendre la situation, sur la vie qu'ils mènent, sur les perspectives qu'ils voient par rapport à la situation actuelle, et j'ai pu constater une grande désespérance et un grand pessimisme.
Il me semble qu'au contraire nous avons toute raison d'être optimistes parce qu'un nombre de plus en plus grand de personnes cherche à retrouver un chemin, où ils puissent s'épanouir et se connecter à leurs réels potentiels. Pour faire cela, il est important donc, je le disais tout à l'heure, de prendre du recul et de pratiquer des exercices, par exemple de méditation, qui permet de retrouver petit à petit un calme intérieur, qui va nous permettre d'examiner la situation avec plus de confiance, plus d'espérance et plus de calme.

Par ailleurs, nous savons que nous avons été progressivement, par notre éducation, par la culture ambiante, habitués à des modes de comportement qui sont en effet ceux de l'Ancien Monde. Le monde industriel, qui s'est développé, nous a poussés progressivement à vivre énormément à travers la consommation, à travers l'idée qu'il faut réussir socialement. Notre président disait un jour, en inaugurant une gare qui était devenue un lieu pour accueillir les start-up, il disait "dans une gare, on rencontre ceux qui ont réussi et ceux qui ne sont rien".
En effet notre monde actuellement est basé sur ce modèle, il y a ceux qui réussissent, qui ont des positions sociales, qui ont du pouvoir et ceux, qui ne sont pas dans cette capacité à réussir socialement à ce niveau-là, sont des personnes qui ne sont rien et bien non ! Chaque personne est une personne indispensable, chaque personne a à l'intérieur d'elle-même des potentiels, qui lui permettent de se développer et de développer sa vie intérieure, et à travers cela justement, d'apporter autour d'elle de la joie, de l'espérance, et de participer en fait réellement à la naissance d'un Nouveau Monde.

Un Nouveau Monde qui, contrairement à l'Ancien Monde, à mon sens, fonctionnera justement à travers d'autres modes de relation.
Jusqu'à présent, nous avons pris l'habitude, et nous pensons qu'il est impossible qu'il en soit autrement, nous avons pris l'habitude que, en toute circonstance, il faut des chefs qui décident et qui disent, et qui sont sages et qui savent, et qui peuvent déterminer ce que nous devons faire. Et nous sommes habitués à obéir, et à suivre ce mode de fonctionnement.
Je pense que le monde de demain, le Nouveau Monde qui est en train de naître, est un monde où les gens vont retrouver leur autonomie, leur souveraineté, vont pouvoir commencer à comprendre que leur éducation, leur culture, le milieu dans lequel ils vivent, les a formatés à un ensemble de réactions et de fonctionnements quasi automatiques et qui les éloigne en fait de ce que j'appelle leur essence, et qui développe plus la personnalité, c'est-à-dire la partie extérieure de nous-mêmes.
Or cette personnalité n'apporte pas au bout du compte le bonheur et l'épanouissement à l'individu. Combien de personnes, arrivées à cinquante ans, regardent leur itinéraire, se disent "j'ai réussi, j'ai gagné beaucoup d'argent, j'ai une belle maison, j'ai une grande et belle voiture, mais qu'est-ce que j'ai fait en fait de ma vie ? je vis dans un stress permanent et je ne peux pas véritablement m'épanouir". En fait, ils ont suivi le chemin qui était tout tracé pour eux, et on ne peut pas leur en vouloir d'avoir fait cela, c'est le modèle qu'on leur a proposé, donc ils ont suivi ce chemin. Ils ont essayé de réussir à leur tour et au passage, ils ont parfois totalement oublié de développer cet enfant intérieur, qui demandait à grandir, qui avait des talents propres et qui lui peut apporter à l'humanité tout un ensemble de richesses, car chaque personne dispose de richesses qui sont uniques et qui doivent se développer, s'il reste connecter à son être profond.
Et je pense que justement le monde à venir, sera fait d'êtres humains qui resteront connectés à leur réalité, sans rien renier, et prendrons le risque d'oser être totalement eux-mêmes, de développer leur être, leurs talents.
Et en faisant cela, ils seront beaucoup plus épanouis, beaucoup plus ouverts au partage, à la discussion. Ils sortiront d'un mode de relation basée sur la compétition, sur la comparaison, savoir qui a la plus belle maison, la plus belle voiture, le plus beau poste, les plus beaux habits, pour rechercher plutôt ce que l'on peut mettre en commun, ce que l'on peut partager, quels sont les talents qui nous permettent de grandir ensemble, et progressivement de prendre des décisions pour nous-mêmes, pour le lieu où nous habitons et progressivement de créer un tissu social basé sur d'autres modes de comportement.
Il s'agit en effet de retrouver notre souveraineté, notre autonomie. Les êtres humains ne sont pas faits pour obéir, les êtres humains ne sont pas faits pour copier des modèles. Les êtres humains ont des talents, ils sont accès à des possibilités de vie beaucoup plus large que ce à quoi ils ont été réduits depuis très longtemps, et en prenant le risque de tenter d'ouvrir ces chemins nouveaux, c'est ainsi qu'ils peuvent réellement se développer et trouver leur épanouissement.

Et à travers une société d'individus épanouis, d'individus réalisés, d'individus qui sont en harmonie avec leurs ressentis profonds, qui ne vivent pas seulement durant les vacances, mais qui toute l'année peuvent être réellement eux-mêmes, et décider collectivement du mode de vie qu'ils veulent avoir, dans leur immeuble, dans leur quartier, dans leur ville, nous pourrons accoucher progressivement d'une société où la paix sera possible, où l'harmonie sera possible, car chacun sera à sa juste place au bon moment.
Voilà ce qui se présente à nous, je pense dans les décennies à venir, car les systèmes actuels on se rend bien compte qu'il n'aboutissent qu'à des échecs, partout les injustices augmentent, partout les violences augmentent, partout la désespérance augmente et les gens n'ont plus confiance dans les modèles qu'on leur propose.

Alors je voudrais moi lancer ce grand appel d'espérance, que les êtres humains se remettent à croire réellement profondément en leurs potentiels, en leurs possibilités et osent prendre le risque d'être réellement eux-mêmes, et ainsi d'embellir le monde, et de pouvoir le redévelopper dans une autre direction, qui permette à nos enfants et nos petits-enfants, parce que ça ne se fera pas en vingt ans, il faudra plusieurs générations, de vivre dans un monde où, au lieu d'être dans de grands ensembles, des grands systèmes, comme l'empire maastrichien comme disent certains, les décisions se prendront au plus près du réel, au plus près de la vie des personnes, à travers des processus de dialogue.
Les êtres humains auront appris à dialoguer paisiblement et auront confiance en leur possibilité de construire leur vie collective librement. Et ainsi nous pourrons changer totalement de paradigme et aboutir à une société qui soit un monde de beauté, de paix et de sérénité, où les gens seront épanouis.

Voilà ce que je voulais vous dire ce soir et c'est une des raisons qui motivent toutes mes actions, c'est que je pense profondément que c'est la seule voie qui nous permettra enfin de sortir des problématiques qui sont celles de l'être humain aujourd'hui. Voilà mes amis s'il y a des personnes qui veulent poser des questions, elles sont les bienvenues et je les écoute.

— Est-ce qu'il y a des questions ? Est-ce qu'un dialogue peut s'engager ? Non, apparemment personne ne souhaite s'exprimer.
— Ah quelqu'un demande la parole ! Gwenaëlle demande la parole ! Autoriser à parler.
— Oui. Bonsoir, merci pour cette présentation et alors petite question, ça serait quoi le premier pas alors concret, pour démarrer ce que vous proposez ?

— Le premier pas concret c'est d'oser. D'oser ne plus faire forcément comme les autres, et de ne pas craindre parfois d'être regardé comme quelqu'un de différent, parce qu'en effet un des premiers freins au changement, c'est la considération sociale.
Beaucoup de personnes ont envie d'oser quelque chose, mais à l'idée d'être regardé, d'être jugé, d'être considéré comme une personne hors norme, et bien ils renoncent par peur. Et c'est quelque chose qui prive nos sociétés d'énormément d'innovation, d'énormément de création, d'énormément d'invention. Donc je pense que le premier pas, c'est celui-là.
Sortir de la peur, penser qu'on peut commencer à fonctionner différemment, qu'on peut oser être soi, qu'on peut être à l'écoute de ses vrais ressentis, de ses vrais désirs, commencer à ouvrir la boîte des secrets où sont cachés nos talents, sans faire attention, j'allais dire, au quand-dira-t-on. Je pense que c'est la première étape qui permet ensuite les autres. Donc, sortir de la considération, sortir de la peur, retrouver la confiance en soi, ne pas se soucier du jugement extérieur et faire le premier pas.

Il y a une belle image, on connaît tous cette image des Hébreux, qui arrivent devant la mer Rouge. Ils sont poursuivis par les Égyptiens, dont ils viennent de s'échapper, les Égyptiens chez qui ils étaient les esclaves. Ils construisaient les pyramides et ils ont réussi à s'échapper. Ils arrivent devant la mer qui est fermée et ils demandent à Moïse : "mais ouvre la mer !" et Moïse, alors on sait qu'ensuite la mer va s'ouvrir, c'est une légende certainement mais c'est un beau symbole, Moïse leur dit : "Commencez par marcher dans la mer", et je pense qu'en effet quand l'être humain prend le risque de se jeter à l'eau, parce que là il s'agit vraiment de ça, alors il y a quelque chose qui se passe, parce que l'univers si l'on peut dire, l'univers est vivant.
La vie est infinie et à partir du moment où l'être humain reprend le chemin de la vie, reprend le chemin de la re-création de lui-même, alors une force commence à grandir en lui. Il commence à retrouver confiance et peu à peu il se renforce, il ose un peu plus et puis ensuite, il attire d'autres personnes qui elles aussi ont oser, et se nouent de nouveaux types de rapport où en effet, on échange sur cette croissance spirituelle, sur ce développement personnel au sens noble du terme et on se renforce les uns les autres.
Et c'est à travers des groupes d'humains de cet ordre-là, qui pourront sans doute avoir des pratiques différentes, des symboles différents, des langues différentes, des représentations différentes, mais qui auront tous en commun cette volonté de relancer la vie à l'intérieur d'eux et de relancer la vie à l'intérieur des sociétés, c'est des groupes humains libres qui partageront ces expériences, qui se renforceront et qui réinventeront l'avenir. Voilà, j'espère avoir répondu à votre question !
— Oui, oui, merci !

— Alors, est-ce qu'il y a d'autres questions ? Je vois qu'il y a une Sarah, est-ce que Sarah a une question à poser ? Ah, Sarah une question à poser. Oui, je vous écoute. Bonjour. Bonsoir ! Ah, j'ai dû faire une mauvaise. Voilà ! autorisé à parler. Voilà Sarah peut maintenant parler ! je vous écoute.
— Allô ! est-ce que ça marche maintenant ? Super ! déjà merci pour ce message très inspirant ! ça fait du bien ! et moi ma question elle est beaucoup plus pratique par rapport au programme que vous proposez. Concrètement comment ça va se dérouler, qu'est-ce que vous proposer pour embellir justement ?
— Et bien justement pour embellir ce monde, je propose que chacun considère qu'il est, j'allais dire, père et mère du monde à venir, c'est-à-dire qu'on cesse d'attendre que ça vienne de l'extérieur.
J'entends toujours dire, par exemple chez mes frères juifs, voir même chez certains catholiques, pardon, chez certains chrétiens évangélistes : "On attend le Messie !" on attend le Messie ! c'est-à-dire on attend une personne miraculeuse, qui descendre sur la terre et puis faire le travail et tout changer. Et la majorité des religions d'ailleurs attendent le Messie, c'est-à-dire que même si elles n'attendent pas une personne, elles attendent en tout cas que Dieu fasse le boulot.
Alors on prie, on respecte des rites, on respecte des préceptes, bien sûr on essaie d'être de bonnes personnes, mais l'aspect transformation du monde est absent, parce qu'on pense que la transformation du monde viendra comme par magie d'une force surnaturelle.
Et puis vous avez aussi ceux qui attendent la transformation du monde qui vienne les puissants. Alors on élit quelqu'un, en s'imaginant que c'est lui qui va changer la société, et en général ce n’est pas ce qui se passe, puisqu’en général on est déçu, et même voir en colère et d'ailleurs la colère s'accumule, ce qui n'est pas un outil très utile pour faire avancer la situation.

Donc le programme, c'est que chacun se pose la question, là où il est, de ce qu'il peut faire pour se connecter à son être profond, devenir vraiment lui-même, c'est-à-dire sans copier des modèles qu'on lui a donnés, ce qui n'empêche pas évidemment de se faire une situation pour arriver à vivre, parce qu'il faut bien vivre dans la société, on ne peut pas en sortir complètement. Il y a plus de territoire vierge, on ne peut pas prendre une caravelle comme en 1492 l'a fait Christophe Colomb, pour aller découvrir le Nouveau Monde, il faut le faire ici.
Mais chacun, là où il est, peut à travers ses actions et surtout à travers son mode de relation avec les autres, la façon dont il se comporte avec les autres, déjà apporter énormément de réconfort, en changeant son attitude. En général quand on rencontre les gens, on est chacun avec des préjugés, parce qu'on a été éduqué d'une certaine manière, on croit en certaines choses. Et puis voilà, alors lui commence à me parler, visiblement, il ne croit pas en les mêmes choses que moi, donc je vais le rejeter.
Il va falloir changer çà, il va falloir commencer à dire "cherchons plutôt chez l'autre ce qui me rapproche de lui plutôt que ce qui m'en l'éloigne". A partir de ce moment-là, les êtres humains vont pouvoir commencer à développer une sorte d'intelligence collective, ils vont trouver eux-mêmes un certain nombre de solutions.
Dans l'histoire, il y a eu beaucoup de moments où les êtres humains se sont mis en groupes autonomes pour essayer de changer la société, de la rendre plus solidaire, de la rendre plus juste, plus généreuse.
On a l'exemple en 36 pendant la guerre civile espagnole, en Aragonie avec les libertaires, on a l'exemple dans les années 1918-1920 avec Makhno en Ukraine, qui avait aussi créé des systèmes où les gens décidaient collectivement dans des conseils, comment on allait régler les besoins des individus. Et pour arriver à faire cela, évidemment il faut développer une qualité d'être, qu'on a pas l'habitude aujourd'hui de développer, puisqu'on se contente d'aller mettre un bulletin dans l'urne et puis tout se décide ensuite par devers nous.
Il est évident qu'à partir du moment où on va mettre en route un modèle de société, qui a déjà été tenté à plusieurs reprises, j'ai cité des exemples et je pourrais en citer d'autres, au Rojava, avec les Kurdes pendant la guerre en Syrie, il y a eu aussi des tentatives extraordinaires... à partir du moment où on va dire, c'est ici au plus près de l'individu que l'on va commencer à faire les changements, il va falloir apprendre à parler ensemble, à dialoguer ensemble, à s'écouter, à ne pas se rejeter systématiquement au premier désaccord et à considérer qu'au contraire un désaccord peut éventuellement être fécond à partir du moment où il est traité avec avec amour.
Et ce n’est pas parce que l'autre n'est pas d'accord avec moi qu'il n'est pas intéressant. Au contraire, très souvent l'être humain progresse quand il rencontre des gens avec qui il n'est pas d'accord, et c'est là qu'il approfondit sa pensée, qu'éventuellement il la fait évoluer.
De la même façon, il va progresser quand il va rencontrer des gens avec qui les relations sont difficiles, parce que ça va l'obliger, s'il est de bonne volonté, évidemment s'il cherche le conflit, ça ne sera pas le cas, mais s'il est de bonne volonté et qu'il veut trouver des solutions, ça va l'obliger à travailler sur lui-même, à se remettre en cause, à réfléchir. Quelles sont les solutions pour arriver à trouver des accords ? Faire des compromis.

Donc c'est à la fois une reprise en main de sa propre souveraineté, considérer qu'on a le droit d'être soi avec ses talents, avec ses vrais désirs, avec ses vrais ressentis, qu'on a plus à copier des modèles qui nous seraient imposés de l'extérieur, et c'est en même temps considérer qu'on n'est pas le centre du monde, que l'autre a le droit d'être différent, et que c'est dans nos différences qu'on va se féconder l'un l'autre et pouvoir petit à petit prendre des décisions collectives.
Et on peut imaginer un monde où en effet les personnes ayant évolué dans cette direction, dans cette capacité à aimer l'autre, à l'accueillir, à être soucieux de son bonheur, soucieux de son développement autant qu'on est soucieux du sien, on peut imaginer que des décisions se prennent dans un quartier, et que dans le quartier les gens décident ensemble de faire un certain nombre de choses, de se lier. C'est l'idée des communs dont on a des traces dans l'histoire et dans les études universitaires, c'est une idée qui revient, on parle aujourd'hui des tiers lieux également.
Donc je crois vraiment qu'en changeant de mentalité, en changeant de mode de relation avec les autres, ce qui est possible, si on commence à être bien avec soi-même, et bien on peut arriver à fonder une société qui soit une société d'autogestion, où des petits groupes humains peuvent être en autogestion et, on pourrait dire, en confédération avec d'autres groupes.
Et puis ce qu'il n'est pas possible de décider à un certain échelon et bien on envoie un délégué, qui porte la parole qui a été adoptée collectivement à l'échelon par exemple du quartier, et puis on envoie un délégué dans le conseil où d'autres délégués des autres quartiers se réunissent. Ce délégué n'est pas élu pour cinq ans ou pour sept ans, mais il est révocable, si un moment donné, il ne fait pas son travail et que le conseil de quartier constate qu'il a trahi ce qu'on lui a demandé de faire, et bien il est révoqué, on en envoie un autre. Et le Conseil des quartiers lui-même envoie un délégué à l'échelon supérieur, s'il y a des choses à traiter à l'échelon supérieur.

Si l'homme devient vertueux, si l'homme est soucieux du bien collectif, si l'homme a conscience que chaque chose qu'il fait une résonance sur la collectivité, que chaque parole qu'il prononce à une énergie bénéfique ou négative, que chaque action qu'il fait a une action bénéfique ou négative, et bien il va commencer à se comporter différemment.
Et on va pouvoir petit à petit transformer ces sociétés complètement bloquées qui vont droit dans le mur, qui ne créent que de l'injustice, de la violence et du malheur, en des sociétés autogérées, où les gens se connaissent et où le bonheur sera possible parce que chacun sera soucieux du bonheur de l'autre.

Voilà, j'espère avoir répondu à vos questions. Merci à tous ceux qui ont été là et à tous ceux qu'ils écouteront cette mini conférence, ce direct en replay. Donc il sera disponible en replay dès demain. Vous pourrez le réécouter, le transférer, le faire entendre et puis vous pouvez aussi, dans la Minute Spirituelle, commenter les vidéos courtes que je fais chaque jour, poser des questions auxquelles je me ferai un plaisir de répondre, et proposer des sujets, car je souhaite aussi répondre à vos demandes de ce côté-là. Vous pouvez donc proposer des sujets et je m'efforcerai de les traiter.
Voilà pour aujourd'hui. Merci d'avoir écouté cette diffusion en direct et rendez-vous tous les jours sur la Minute Spirituelle, disponible en canal Telegram et disponible sur son site dédié laminutespirituelle.fr. Et rendez-vous pour un prochain direct mardi le premier mardi du mois d'octobre. Voilà, à bientôt.

Liens :
🔸Mon canal d'infos Telegram- toutes mes actualités
🔸Mon site de thérapeute - psychologie spirituelle d'approche holistique
🔸Programme web La Pause Méditation - s'entraîner à méditer et trouver la sérénité
🔸Programme web 9 mois pour être Soi - dépasser vos limites et libérer vos potentiels

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