INFORMATION
La Minute Spirituelle s'est arrêtée début octobre 2023. Ce site conserve les 320 vidéos publiées et leurs transcriptions écrites.
Aujourd'hui je vous invite à découvrir mon Journal d'un chercheur spirituel, où je vous partage mes réflexions sur la vie spirituelle et l'amélioration de soi, l'état de nos sociétés et l'urgence de bâtir un nouveau monde, les héritages sacrés et les nouvelles impulsions.
L'auteur : Jérôme Nathanaël

La liberté intérieure

Temps de lecture : 9 minutes
La liberté intérieure

Comment trouver la liberté intérieure, celle qui nous permettrait d'être pleinement nous-mêmes et de trouver l'équilibre et le bonheur ? Nous sentons bien en nous toutes ces entraves qui freinent nos efforts dans la réalisation de nos vies et que nous avons parfois beaucoup de difficultés à les gérer au quotidien.
Nous voudrions réussir à voir et comprendre ce qui se trame à l'intérieur, qui parfois nous échappe totalement et nous enferme dans nos hésitations, nos anxiétés ou nos renoncements. Comment vraiment oser penser par nous-mêmes et inventer nos vies quand chaque tentative de changement déclenche un désarroi qui nous étouffe ?
Si le chemin peut être long pour réaliser cette liberté et demander du travail et de la constance, peut-être commence-t-il par un changement de regard sur nous-mêmes et notre façon d'appréhender notre existence.

Photo Raimond Klavins.

Les vidéos et leurs transcriptions : 1/6 | 2/6 | 3/6 | 4/6 | 5/6 | 6/6

Vidéo 1/6

Transcription :

Il arrive que nous nous sentions comme enfermés en nous-mêmes, en proie à nos incertitudes ou à nos anxiétés. Parfois nous avons même l'impression de subir notre vie intérieure et qu'elle est comme un gouffre noir dans lequel nous allons sombrer, car nous n'arrivons plus à échapper à la peine qu'engendre tel échec dans nos projets ou telle déception dans nos relations.
Dans ces moments difficiles, nous nous sentons terriblement seuls et fragiles. Nous voudrions en être débarrassés et accéder à une liberté intérieure qui nous permette de ne plus souffrir de tout ce qui en nous échappe totalement à notre contrôle. Nous ne savons pas comment nous en sommes arrivés à une situation où nous sommes sans défense devant les fluctuations de nos émotions, les ruminations de notre mental et les tensions nerveuses et la fatigue physique qui en sont les conséquences.
Pour pouvoir échapper de ce labyrinthe qui peut sembler sans issue, il est important de chercher à comprendre notre itinéraire de vie, pour éclairer les influences et les situations qui nous ont peu à peu constitués et qui ont développé en nous des souffrances qui sont activées par des événements présents. Mais il est également utile de porter un regard neuf sur ce que nous vivons au quotidien, afin de voir quel rapport nous établissons avec nous-mêmes et de quelle manière dont nous nous situons par rapport au sens de notre vie. En adoptant un angle de vue différent, nous commençons déjà à retrouver une certaine souveraineté personnelle.

Vidéo 2/6

Transcription :

Dans les moments difficiles, pour regagner un peu de souveraineté sur notre vie intérieure, comme nous ne pouvons faire cesser les variations incessantes de pensées ou d'émotions négatives que nous subissons, ni même maîtriser le flux ininterrompu d'agitation mentale et émotionnelle qui nous traverse, il est d'abord nécessaire de sortir du refus plaintif ou de la résistance désespérée que nous cherchons alors à mobiliser. Quelque soit l'énergie que nous y mettrons, elle ne suffira jamais pour vaincre.
Au contraire, comme l'eau du torrent accélère ou augmente son tourbillon quand elle rencontre des rochers, la force que nous opposons nourrit et augmente la puissance de ce que nous voudrions éviter. Ce qui est utile, c'est de prendre conscience de l'impermanence de ces processus, et que cette impermanence les prive du pouvoir de nous emprisonner définitivement. Nous pourrons alors les regarder un instant pour ce qu'ils sont, des choses passagères, des accidents.
En réveillant cette lucidité, nous faisons un pas de côté, nos ressentis n'ont pas changé mais nous commençons à leur accorder moins d'importance et leur emprise diminue. Ce répit peut permettre, si l'intensité de ce que nous éprouvons n'est pas trop forte, de passer à une phase active, en mobilisant notre attention dans une action simple. Il suffira parfois de faire une chose banale, sortir marcher, griffonner dans un carnet ou se préparer un repas, pour voir commencer à se dissoudre les monstres qui nous hantent.

Vidéo 3/6

Transcription :

Il y a ces moments difficiles où nos anxiétés ou notre agitation intérieure nous submergent et où se souvenir qu'ils ne font que passer diminue leur emprise et nous permet de trouver le ressort pour nous échapper dans l'action. Mais ils ne sont que la manifestation douloureuse d'autres entraves plus pernicieuses qui nous habitent en profondeur.
Une victoire importante à gagner pour avancer vers la liberté intérieure consiste à réussir à se dégager de l'emprise du regard d'autrui. Il est important d’être aimé par les autres, mais il faut aussi être capable de prendre des décisions justes par rapport à soi-même, par exemple pour respecter ses besoins profonds ou ses convictions intimes. Si nous n'honorons pas dignement la personne que nous sommes par peur de la désapprobation ou du désamour des autres, nous entrons dans un processus d'évitement de soi qui peut à terme avoir des conséquences pathologiques.
Si nos comportements, nos engagements ou nos actions sont essentiellement déterminés par le besoin d'être considéré, d'être reconnu ou d'être aimé par quelqu'un, nous passons insensiblement du statut de sujet agissant à celui d'objet d'une dépendance maladive qui nous gouverne. Il ne s'agit pas d'être égoïste et uniquement tourné vers soi pour se préserver mais d'abord d'acquérir une autonomie émotionnelle et intellectuelle à partir de laquelle la générosité et l'amour des autres peut être un don conscient et volontaire, non une monnaie d'échange pour acquérir ce qui nous rassure. Il faut être un Je pour pouvoir aimer.

Vidéo 4/6

Transcription :

L'importance que nous accordons à la manière dont les autres nous considèrent est plus ou moins grande selon notre crainte de manquer d'amour ou de reconnaissance. Elle est le signe d'une angoisse profonde face à la solitude, non celle des moments nécessaires pour se ressourcer, mais celle qui durerait comme pour le proscrit ou le naufragé sur son île déserte. Cette solitude est ressentie comme une sorte de mort et nous sommes parfois prêts à tout pour ne jamais en souffrir.
Nous ressentons aussi le besoin d'avoir de l'importance aux yeux des autres pour nourrir une forme d'estime de soi. Si nous pouvons briller par notre excellence dans un domaine ou par notre réussite sociale, ce besoin peut rapidement de se transformer en orgueil si nous n'y prenons pas garde. Mais si nous sommes en déficit d'estime de nous-mêmes, cette souffrance intérieure nous poussera à agir de manière à le combler en provoquant l'intérêt des autres, parfois même à notre détriment.
Peur de la solitude ou besoin d'être important nous enchaînent tout autant s'ils deviennent les déterminants principaux de nos comportements. Ils nous privent alors de la possibilité d'aller au bout de nos intuitions, de nos convictions ou de nos désirs, s'ils présentent le risque de nous démarquer de la norme établie ou de ce qu'il est de bon ton de faire pour être accepté dans notre réseau. Ces renoncements se transformeront à la longue en frustrations plus pénibles encore, qui s'accompagneront du sentiment d'être passé à côté de soi.

Vidéo 5/6

Transcription :

Quand nous réussissons à limiter l'emprise de nos inquiétudes en les observant, à échapper aux dépendances émotionnelles et à ne plus craindre le jugement des autres pour oser notre différence, nous avons fait de grands pas vers la liberté intérieure. Nous avons créé en nous une plus grande disponibilité pour être à l'écoute de notre essence intime, de ses spécificités et de ses potentialités.
Bien sûr il nous faut rester vigilants, car il y a en l'être humain une fragilité liée à sa condition mortelle, qui peut, à l'occasion d'épreuves de l'existence, rouvrir des failles intérieures que nous croyions définitivement comblées. Mais ces progrès ouvrent de nouvelles perspectives dans nos vies et nous permettent d'envisager la réalisation d'aspects de nous-mêmes que nous avions délaissés. Même si nous pourrions alors être tentés par de rapides changements et enthousiasmés par tous les possibles qui se dévoilent, sachons garder une bonne mesure car les dépassements trop importants qu'ils impliquent risqueraient de se heurter à des peurs limitantes et à des doutes sur nos capacités à les assumer.
Il est préférable de commencer par des expériences plus modestes, qui nous poussent un peu au delà de notre contexte habituel, et exigent de nous des efforts raisonnables et soutenables. Nous devons peu à peu nous adapter à notre vision de nous-mêmes qui évolue et découvrir comment utiliser les nouvelles énergies que cette libération intérieure a rendu accessibles, en apprenant à les incarner dans une métamorphose progressive et tranquille.

Vidéo 6/6

Transcription :

En nous engageant dans un processus de métamorphose tranquille, sans d'exiger de nous-mêmes des efforts démesurés, nous évitons également de nous exposer à la tentation de nous juger trop sévèrement à la première faiblesse. Un des premiers écueils qui nous guettent en effet quand nous disposons d'une liberté nouvelle, c'est de vouloir en abuser et d'imaginer que tout nous est devenu possible.
Mais celui qui rompt avec ses chaînes doit réapprendre à marcher sans entraves avant de pouvoir à nouveau courir comme un cheval agile. Et tenter de vaincre trop précocement des obstacles élevés nous expose à la forte probabilité d'un échec cuisant, qui nous vaudrait ensuite que, dans toutes ces situations où nous savons ce que nous devons faire avec un petit effort, nous retomberions rapidement dans la facilité, les habitudes et les obsessions anciennes. Prenons donc comme engagement avec nous-mêmes d'avancer avec la constance des petits efforts, qui finissent par vaincre ce qui nous paraît parfois une montagne.
Et si nous faiblissons un moment et cédons à nouveau à nos mauvaises tendances, gardons-nous de nous maltraiter en nous dévalorisant par des jugements sévères. Ayons à notre égard de la bienveillance et de la patience, redressons-nous, examinons la situation avec une approche technique et détachée, en cherchant simplement d'où vient notre panne. Puis reprenons notre marche vers l'accomplissement de nous-mêmes, sans nous décourager et en nous réjouissant au contraire de mieux nous connaître.

© Jérôme Nathanaël

Complément à lire : Trouver sa liberté intérieure

NOUS SUIVRE : | NOUS SOUTENIR : en faisant un don sur HelloAsso !
ACCOMPAGNEMENT : Jérôme Nathanaël - Psychologie spirituelle - à Paris ou par WhatsApp


Commentez :

Il n'y a actuellement aucun commentaire, alors soyez le premier !